Et paf! J'y suis.
Le voyage s'est bien passé, malgré le fait de m'être fait réveiller en plein vol par le thé brûlant de ma voisine. Air Transat c'est un peu cheap, mais je n'en attendais pas trop de toute manière.
Après un passage rapide au service de l'immigration ("Et où allez-vous travailler exactement, Monsieur Matalon?"), on me donne mon permis de travail. D'ailleurs, ça intéressera certainement mon père et Lucas: il est lié au stage. Ce qui signifie qu'il est légalement impossible d'avoir un emploi en dehors de celui prévu.
Bref, nous arrivons à l'aéroport, où nous sommes accueillis par Yolande, la belle-mère d'Ariane. Il ne fait pas très beau. On passe déposer nos valises à l'appart'. Mon appart'. Enfin, on y sera pas seuls, mais pour la première fois, j'habite chez moi. C'est assez étrange, comme sensation.
L'appartement. Il est vraiment bien, j'en suis très satisfait, pour le moment. Tout en longueur, lumineux, chaleureux, avec un plancher qui craque un peu sous les pieds. Je ferai des photos en temps voulu. J'ai très hâte de m'y installer pour de bon (je ne suis pas encore dans la chambre que j'occuperai début septembre) et de rencontrer mes colocs définitives (la chambre d'Aurélie est occupée par Benjamin, un anglophone discret, et la "future" mienne par Jean-Baptistes, d'HEC aussi).
Un repas en famille aux Folies plus tard, on s'écroule à 9 heures du soir chez Agnès, la soeur d'Ariane. Ca n'a pas raté, jetlag oblige, on se réveille à 6h45. On en profite pour filer prendre un petit déj' sur le boulevard Saint-Laurent, où je travaillerai dans quelques semaines.
C'est assez incroyable.
De ce que j'en vois, tout ici me fait penser aux Etats-Unis. De la sirène des pompiers au pancake dans mon assiette. De ce que j'entends, tout ici ne ressemble à rien de connu. On se tutoie dans les magasins ou les cafés, certaines personnes te parlent anglais spontanément, d'autres français. Tu as l'air un peu perdu dans la rue, quelqu'un s'arrête pour te renseigner. Un DJ envoie un mix bien senti pendant que tu manges. Tu traverses hors du passage piéton, tu manques de te faire écraser (on est pas à Aix :-) ).
Pas de temps à perdre, on prend finalement le train pour New York vendredi matin. Ca va être fou.
Je vais vraiment bien, j'ai hâte d'en voir plus.
