Les temps sont durs

Je blogue (écrivons-le à la québécoise, pourquoi pas?) beaucoup moins en ce moment. La crise atteint la blogosphère réelle, cette fois-ci c'est sûr.

C'est pourtant dommage. Il s'en est passé, des choses, depuis le dernier billet.

Je suis rentré en France. Après avoir fait une liste de ce que je voulais y faire, il est temps de rendre des comptes.


* Manger une pizza chez Capri: Fait
* Boire de nombreux cafés en terrasse (chauffée): Fait
* Manger un poulet au gingembre de chez Nguyen: Pas de poulet au gingembre, à moitié fait
* Aller au cinéma voir plein de films français: J'ai vu trois films (L'Echange, de Eastwood, Burn after reading, des frères Cohen, et L'ennemi public n°1, de Richet). Beaucoup aimé les deux derniers, un peu moins emballé par le premier.
* Manger du vrai pain: Fait
* Boire une bière au Brigand un soir quand il fait froid dehors: Fait
* Boire un perroquet au Brigand quand il fera particulièrement chaud pour un jour de décembre: Fait, mais avec un Pastis classique un soir glacial.
* Allez voir une jolie pièce au Jeu de Paume ou au Gymnase: Fait, je suis allé voir Entre Autres, de et avec Jean Rochefort, c'était vraiment chouette.

Mouais, je pense qu'on peut dire que la mission est à peu près accomplie. J'ai aussi vu beaucoup de mes amis, mais forcément pas assez longtemps.

Sinon, voilà la grande nouvelle de ces dernières semaines: je sais désormais que je veux devenir journaliste. Ca a été une sensation assez bizarre, de l'annoncer le soir du réveillon de Noël.
C'est évidemment parce que je n'y avais pas vraiment pensé, depuis mon arrivée à Infopresse. Je fais mon travail, ça me plaît, et tout va bien. Mais maintenant je sais que je veux continuer. Mettre à jour mon CV pendant les vacances m'a ainsi fait vraiment plaisir. Ce que je fais commence enfin à avoir un sens. J'ai vécu vingt et une années sans savoir ce que je voulais faire quand je serai grand. Et là ça y est. Pouf.

Ce billet est complètement décousu, mais je vous reviens très vite avec quelques choses plus consistantes, promis.

J'écrirai très bientôt deux notes. La première sera un peu particulière, puisqu'elle concernera ce qui a finalement marqué un tournant dans mon stage: mon article sur Twitter. La seconde, classique, sur les changements dans la vie à Montréal depuis mon retour.

Quoi qu'il en soit, ça fait plaisir de réanimer ce vieux blogue.

Douce est la neige

C'est dimanche soir, et c'est bien.

Et ta mère, elle twitte?

Je suis en plein dans la rédaction de mon article sur l'utilisation de Twitter pour les entreprises.

Je possédais moi-même un compte depuis un petit bout de temps, sans en voir vraiment l'utilité. Un peu comme lorsqu'on m'avait expliqué ce qu'était qu'un blog, la première fois.

Désormais tout est clair. Twitter sert... à écrire des articles sur Twitter. La majeure partie de mes sources et du contenu utile en vient.

Non, c'est pas vrai, ça ne sert pas qu'à ça. En fait, si la rédaction veut bien, et une fois qu'il sera terminé, je vous le montrerai.

Si ça intéresse quelqu'un qui passe par ici.

Je déteste le Québec

Le Québec, c'est d'la merde.

C'est vrai, on ne le dit pas assez, mais c'est tout pourri.

Déjà, quand ils parlent, bin c'est même pas comme chez nous. Y z'arrêtent pas d'dire des trucs qui veulent rien dire du tout comme "tu veux-tu" ou "bonjour" alors qu'il faudrait qu'y disent "au revoir" alors que nous les Français bin qu'on sait bien comment qu'y faut qu'on parle, nous.

Quand tu vas dans un bar ou un restau ou un truc comme ça, et bin ils te parlent comme si t'étais leur pote. Y t'disent "Salut", y t'demandent comment ça va, alors que moi, hein, et bin j'ai pas élevé les cochons avec eux, et puis surtout pas avec des Québécois, non mais oh, faut pas déconner, alors heu j'veux pas qu'on m'parle comme ça à moi alors que toi, t'es pas mon pote, oh hé, hein.

Oh et puis leurs voitures, hé. Oh ça, leurs voitures. Déjà, hein, y conduisent n'importe comment. Et vas-y que j'te double sur la droite, et vas-y que j'ralentis même pas quand y'a un piéton qui passe, alors que quand même, hein, on a bien l'droit d'traverser où qu'on veut chez nous et que le piéton est roi alors fais pas chier. Et pis surtout, leurs voitures, hein, c'est toutes des automatiques. Des automatiques! Si c'est pas d'la voiture de tarlouze, ça, les automatiques, hein?

Ah tiens, à propos d'tarlouzes, hé. Le Québec, bin c'est vraiment l'pays d'la tafiole. Là-bas, tout l'monde il est d'la jaquette. Y s'tiennent la main dans la rue, parfois t'en vois qui s'embrassent même. Sont pas gênés, j't'assure. Comme si z'étaient des gens comme nous. Hé, et l'pire. L'pire c'est qu'en plus, ici, hé bin y z'ont l'droit de se marier. Non mais oh! Se marier, les pédés? 'Pis y peuvent adopter, aussi, et du coup, bien y'a d'plus en plus de pédales. Bah ouais, hein. Les chiens font pas des chats, que j'sache. Dégueulasse.

Et puis y'a des éléctions tout l'temps. Et c'est vraiment d'la merde. Non mais t'imagines? Au lieu d'foutre des affiches partout comme tout l'monde, et bin y sont obligés d'payer plus cher pour mettre des affiches spéciales qu'on accroche aux lampadaires et qu'on peut enlever après. Si c'est pas d'la connerie, ça. Moi j'dis ça, hein, c'est que j'suis toujours ému quand j'passe devant des affiches décolorées de LE PEN PRESIDENT 2002.

Oh et l'travail, dis. Y'a que des jeunes! Moi j'dis ça, mais les jeunes, j'aime bien, hein, une fois je l'ai été, même. Non mais juste, t'as plein de gens qui ont même pas trente ans, dis, et pis y sont directeur de truc, responsab' de machin, et y gagnent plus que moi. Alors, hein, un bon coup d'pied au cul, moi, si j'me laissais faire, j'pense que ça leur remettrai bien du plomb dans l'cibouleau.

Et pis l'meilleur pour la fin, dis! Ici, c'est bourré d'étrangers. Et pis attention, hein. De partout. Comme si y'en avait déjà pas marre des racailles. Y'a des sales latinos, des enflures de Congolais, des cons d'Haïtiens, des Moldaves dégueus, des raclures de Juifs polonais, des Portuguais poilus, et même...

Et même...

Des connards de Français!

À cheval sur les principes

Deux petites choses, avant le début de ce week-end.

Je me rends compte que je travaille à 80% du temps sur de la publicité, et ça me plaît. Ça me fait un peu peur étant donné qu'en tant que consommateur, je déteste ça. Les messages envahissants sur le web m'horripilent vraiment, et je ne sais pas ce que je ferais sans AdBlock, l'extension de Firefox qui permet de s'en débarrasser.

Est-ce que je suis masochiste, schizophrène ou juste un peu con?

Bref, deuxième chose: il y a une école du rire à Montréal. Ça s'appelle l'école nationale de l'humour, tu y rentres, tu paies 13000$ (véridique), et tu en ressors drôle. Pourquoi n'y avoir pas pensé plus tôt?

Je suis resté vieille France

Quelques nouvelles du pays de l'érable!

Tout d'abord, je rentre à Aix pour Noël, c'est confirmé, j'ai mon billet, et ça sera du 11 décembre au 2 janvier! Presque un mois. Je suis ravi et j'en ai immédiatement profité pour faire une petite liste non-exhaustive de tout ce que je veux faire impérativement en France à mon retour.
A part le côté affectif, il y a:

  • Manger une pizza chez Capri (celles de Montréal sont une insulte à la gastronomie)
  • Boire de nombreux cafés en terrasse (chauffée)
  • Manger un poulet au gingembre de chez Nguyen
  • Aller au cinéma voir plein de films français
  • Manger du vrai pain
  • Boire une bière au Brigand un soir quand il fait froid dehors
  • Boire un perroquet au Brigand quand il fera particulièrement chaud pour un jour de décembre
  • Allez voir une jolie pièce au Jeu de Paume ou au Gymnase
Oui, ça tourne essentiellement autour de la bouffe, mais j'assume.

Sinon niveau boulot, tout se passe excellemment bien. Je change un peu, cette semaine j'ai écris un peu moins d'articles et j'ai passé plus de temps plongés dans les conférences Infopresse. Je suis allé assister à une sur le marketing événementiel (pas très palpitante), et j'ai co-organisé celle de la semaine prochaine sur l'e-mail marketing. J'ai contacté les conférenciers, en français, en anglais, par e-mail, par téléphone, c'était bien.

Au fait, pour ceux que ça peut intéresser, vous pouvez trouvez d'autres exemples de ma prose sur Grafika et Créativité Montréal

Ici, c'est l'automne. Il fait un peu froid (5-6° en moyenne tôt le matin, une quinzaine l'après-midi), mais le temps est très variable. Parfois, ce n'est même pas la peine de mettre un manteau. Bon, et comme prévu, l'automne au Canada, même en ville, c'est juste très beau.

Ce week-end, on fête le Thanksgiving canadien. Les Québécois appelent ça l'Action de Grâce. Ce qui nous fait, ô joie, chomer lundi. Guillaume vient passer quelques jours ici, et d'ici une semaine ou deux on devrait aller squatter à Ottawa, voir ce que ça vaut.

Dernière chose, vous pouvez trouver quelques photos du moment ici (ou en passant par l'onglet photos, on ne change pas les bonnes habitudes!).

Vis ma vie

Bon, presque une semaine et demie après le début de mon stage, à quoi ressemble ma journée type?

Je me lève avec plus ou moins de facilité à 7h30 du matin. Gros geek, j'allume mon ordi et je récupère mes podcasts du jour (le 7/10 et Nonobstant d'Inter) pendant que je fais chauffer mon café et que je prends ma douche. Je lis un peu les news en petit déjeunant, et je m'en vais au boulot.

En marchant tranquilement, je suis à 25 minutes d'Infopresse. C'est pas mal. Ca me laisse écouter notre ami Nicolas Demorand ou Yves Calvi, en fonction de l'humeur et des invités.

Puis je passe ma journée à écrire des brèves sur le monde de la publicité ou des médias. Vous pouvez retrouver ma prose en cliquant ici.

Et puis le soir, parfois, je vais à des évènements auquel les journalistes sont invités, ou voir des conférences. Hier soir, par exemple, j'ai assisté à une keynote de Andreas Deja, dessinateur et animateur 2D chez Disney. Au-delà du fait que pour accéder à certaines de ces conférences, certaines personnes paient 500$ (ouais, je sais, c'est de la pure frime), c'était juste incroyable.

Ce monsieur a créé et animé des tonnes de personnages de dessins animés du Roi Lion, de la Petite Sirène, de la Belle et la Bête, et plein d'autres choses. Il parlait à un public de créatifs, de dessinateurs ou d'animateurs, et il racontait ses méthodes, la manière dont il invente des caractères, des personnage. J'aurais l'air vraiment niais si je vous racontais à quel point j'étais émerveillé, donc je vais m'arrêter là. Toujours est-il qu'il fait bon être stagiaire dans un journal pour voir des choses comme ça.

Ce week-end, Guillaume vient à Montréal, et c'est cool.

Je prendrai encore des photos, là c'est un peu vide pour le moment.

A très vite.


 

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